Coller un revêtement de sol souple ne consiste pas simplement à étaler de la colle puis à poser des dalles. Derrière cette opération apparemment banale se cachent plusieurs paramètres techniques : la nature du revêtement, l’état du support, la résistance mécanique attendue, le choix du peigne et les conditions de séchage.
Une erreur de colle ou de mise en œuvre peut provoquer des décollements, des cloques, des mouvements dimensionnels ou une ouverture des joints. Dans les locaux soumis à des passages fréquents, ces désordres peuvent rapidement compromettre la durabilité de l’ouvrage.
Pour illustrer ce dossier, nous avons choisi de revenir sur un chantier que nous avons réalisé nous-mêmes : la pose de dalles de caoutchouc à pastilles de 50 × 50 cm, sur un sol préalablement ragréé, avec une colle acrylique Sadertech V8 de Bostik. À partir de cette réalisation, nous allons détailler les différents types de colles pour sols PVC, vinyles, LVT et caoutchouc, les règles de mise en œuvre, les temps de gommage, les spatules adaptées et les exigences particulières des locaux à fort passage.
Quelle colle choisir selon le revêtement de sol ?
Le premier critère de sélection est la nature du matériau à coller. Sous l’appellation générique de « sol souple », on trouve des produits aux compositions et aux comportements très différents. Un sol PVC compact, une dalle LVT, un linoléum naturel et un revêtement en caoutchouc ne réagissent pas nécessairement de la même façon aux variations de température, à l’humidité ou aux sollicitations mécaniques.
Les colles acryliques en dispersion
Les colles acryliques sont très utilisées pour la pose des revêtements de sols souples. Elles se présentent généralement sous forme de pâte prête à l’emploi, avec une phase aqueuse qui doit pouvoir s’évacuer correctement pendant le collage.
Elles présentent plusieurs avantages : application relativement simple, nettoyage des outils à l’eau tant que la colle est fraîche, absence de mélange préalable et disponibilité de formulations adaptées aux locaux à fort trafic. Cependant, toutes les colles acryliques ne sont pas interchangeables. Certaines sont principalement destinées aux PVC homogènes et hétérogènes, d’autres aux LVT, et certaines formulations permettent également le collage de revêtements en caoutchouc.
La porosité du support joue un rôle déterminant dans leur comportement.
Les colles réactives : polyuréthane et époxy
Les colles réactives reposent sur une réaction chimique de durcissement. Certaines formulations sont proposées pour des applications particulières : revêtements fortement sollicités, supports spécifiques, contraintes thermiques ou conditions incompatibles avec une colle en dispersion classique.
Les colles polyuréthane bicomposantes nécessitent généralement un mélange précis des composants et imposent un temps pratique d’utilisation limité. Leur emploi ne doit pas être systématique. Une colle réactive n’est pas forcément préférable à une colle acrylique lorsque cette dernière répond aux prescriptions du revêtement et aux contraintes du chantier.
Les adhésifs sensibles à la pression et colles de maintien
Certaines colles sont conçues pour développer leur adhérence après une phase de gommage particulière. Elles sont notamment utilisées dans des systèmes de dalles et lames vinyles compatibles. Il faut distinguer les adhésifs permanents sensibles à la pression des produits de maintien destinés à des revêtements amovibles. Une colle de maintien permettant le remplacement de dalles textiles n’offre pas nécessairement les performances attendues pour des dalles de caoutchouc épaisses soumises à des efforts de cisaillement.
Tableau comparatif des principales familles de colles
| Famille de colle | Applications possibles | Vigilance |
|---|---|---|
| Acrylique en dispersion | PVC, LVT, certains caoutchoucs | Support, porosité, temps de gommage |
| Adhésif sensible à la pression | Certains systèmes LVT et PVC | Compatibilité du système |
| Colle de maintien | Revêtements amovibles prévus à cet effet | Ne remplace pas un collage permanent |
| Polyuréthane réactif | Applications techniques spécifiques | Mélange, sécurité, temps d’utilisation |
| Époxy réactive | Applications particulières validées | Compatibilité et préparation du support |
Ce tableau constitue une orientation générale. Le choix définitif doit toujours reposer sur la compatibilité du revêtement, du support et de la colle.
Notre chantier : des dalles de caoutchouc collées sur un ragréage
Pour cette réalisation, nous avons retenu des dalles noires en caoutchouc, au format carré de 50 × 50 cm, présentant une surface à pastilles circulaires. Ce type de finition rappelle les sols industriels à relief, parfois désignés dans le langage courant comme des sols « type Pirelli ». Le relief en surface participe à l’aspect du revêtement. Il ne suffit toutefois pas à démontrer une performance antidérapante réglementaire : celle-ci doit être établie par les caractéristiques et essais du produit concerné.
Pour rappel : Cet article n’est pas sponsorisé par la marque, il s’agit d’un retour d’expérience concret avec ce produit, que nous avons utilisé pour ce chantier.
Pourquoi nous avons fait valider le choix de la colle
Avant de commencer les travaux, nous avons apporté une dalle directement chez notre distributeur professionnel, Charpail. Cette démarche avait un objectif précis : présenter physiquement le matériau afin d’obtenir une préconisation de colle adaptée. Pour rappel, nous citons la marque mais cet article n’est pas sponsorisé.
Le distributeur nous a orientés vers la Sadertech V8, une colle acrylique commercialisée par Bostik sous la marque Sader. Ce choix était cohérent avec la destination annoncée du produit, qui comprend notamment les revêtements en caoutchouc, les LVT et les sols souples techniques. Il convient néanmoins de souligner une limite importante : la fiche Bostik mentionne les revêtements de caoutchouc en dalles et en lés jusqu’à 3,5 mm d’épaisseur. Pour un revêtement plus épais, une validation spécifique du fabricant est nécessaire.
La présentation d’un échantillon au distributeur constitue donc une précaution utile, mais ne dispense pas de vérifier les prescriptions techniques du revêtement et de l’adhésif.
Préparer le support avant le collage : une étape déterminante
Avant toute application de colle, le support doit être reconnu et préparé. Sur notre chantier, nous avons réalisé un ragréage destiné à obtenir une surface régulière avant la pose des dalles de caoutchouc. Ce travail préparatoire est loin d’être secondaire. Un revêtement souple, même relativement épais, ne doit pas être considéré comme un moyen de corriger les défauts de planéité du support. Pour toute information sur la méthode, nous vous invitons à consulter notre article : Comment faire un ragréage ?
Planéité, cohésion et propreté
Le support doit présenter une résistance mécanique suffisante, une bonne cohésion superficielle et un état de surface compatible avec la colle retenue.
Les principaux points à contrôler sont :
- La planéité et l’absence de ressauts incompatibles avec le revêtement.
- La cohésion du ragréage et son adhérence au support initial.
- L’absence de poussières, laitance, graisse ou autres contaminants.
- Le séchage suffisant du support et de l’enduit de sol.
- La compatibilité entre le primaire éventuel, le ragréage et la colle.
Un simple balayage ne suffit pas toujours. Après préparation mécanique, une aspiration soignée permet d’éliminer les particules susceptibles de nuire à l’adhérence.
L’humidité résiduelle : un risque souvent sous-estimé
Un support peut paraître sec en surface tout en conservant une humidité résiduelle excessive.
Lorsqu’un revêtement peu perméable est collé sur un support humide, l’eau peut rester piégée dans le complexe de sol. Selon les produits et les conditions, cette situation peut favoriser les cloques, les décollements ou d’autres désordres.
Le NF DTU 53.12, pour les travaux relevant de son domaine d’application, prévoit notamment une limite de 4 % d’humidité pour les supports à base de liants hydrauliques concernés, avec des modalités de contrôle définies. Les supports à base de sulfate de calcium relèvent d’autres exigences. Il ne faut donc pas généraliser une valeur unique à tous les supports ni à tous les systèmes de revêtement.
Pour notre chantier en caoutchouc, la compatibilité et les critères d’humidité doivent également être appréciés à partir des prescriptions spécifiques des fabricants.
Faut-il appliquer un primaire avant le ragréage ?
Un primaire peut être nécessaire pour réguler la porosité du support, améliorer l’adhérence de l’enduit de sol ou traiter certaines caractéristiques de surface. Mais il n’existe pas de primaire universel applicable à tous les supports. Le choix dépend notamment de la nature du support initial, de son absorption, de son état de surface et du ragréage retenu.
Il est donc préférable de raisonner en système complet plutôt que de sélectionner séparément chaque produit.
Quel peigne utiliser pour coller un sol PVC ou caoutchouc ?
Le choix de la spatule crantée conditionne la quantité de colle déposée sur le support et la qualité du transfert sur l’envers du revêtement.
Contrairement à une idée répandue, une couche de colle plus épaisse n’améliore pas nécessairement la tenue du revêtement. Un excès de produit peut allonger le séchage, provoquer des remontées dans les joints ou entraîner des défauts de stabilité.
La denture doit donc être choisie en fonction de la nature et surtout du relief de l’envers du revêtement.
- Prix du peigne : Environ 15 euros TTC.
Tableau des dentures et consommations de colle
Les valeurs suivantes correspondent aux préconisations de la Sadertech V8 de Bostik. Elles ne constituent pas une règle universelle pour toutes les colles.
| Denture | Type d’envers | Consommation indicative |
|---|---|---|
| A2 | Envers lisse | 250 g/m² |
| B1 | Envers légèrement structuré | 350 g/m² |
| B2 | Envers à relief important | 400 g/m² |
| Rouleau adapté | Applications spécifiques prévues par le fabricant | Selon prescription |
Sur notre chantier, nous avons utilisé une spatule crantée pour répartir la colle en sillons réguliers. La photographie de l’encollage permet d’observer la répartition du produit. Les sillons doivent ensuite être écrasés lors du marouflage afin d’assurer le transfert de colle et le contact entre le support et l’envers des dalles.
Un contrôle pratique consiste à relever ponctuellement une dalle fraîchement posée, lorsque la procédure du fabricant le permet, pour vérifier le transfert de colle.
Temps de gommage, temps ouvert et temps de séchage : quelles différences ?
Ces trois notions sont souvent confondues, alors qu’elles correspondent à des phases distinctes du collage.
Le temps de gommage
Le temps de gommage correspond à la période d’attente entre l’application de la colle et la pose du revêtement, destinée à permettre à l’adhésif d’atteindre l’état requis. Cette durée varie notamment avec la température, l’humidité relative, la porosité du support et la quantité de colle appliquée.
Le temps ouvert
Le temps ouvert correspond à la période pendant laquelle le revêtement peut être mis en place dans des conditions permettant encore un collage correct. Il ne faut pas le confondre avec le temps de séchage définitif.
Le temps de prise
Après la mise en place du revêtement, la colle poursuit son processus de prise. La remise en circulation du local doit respecter les délais prescrits, y compris lorsque les dalles semblent déjà parfaitement adhérentes.
Les temps annoncés pour la Sadertech V8
Gommage caoutchouc
- 5 min – Pose dans le frais – Temps ouvert caoutchouc
- 30 min – Ouverture au trafic : ≈ 12 h – Prise définitive : ≈ 24 h
Données fabricant à 23 °C et 55 % d’humidité relative, sur support normalement absorbant. Ces durées ne sont pas interchangeables avec celles d’autres colles.
La notion de pose « dans le frais » est particulièrement importante pour certains revêtements en caoutchouc. Attendre systématiquement que la colle devienne sèche au toucher, comme cela peut être préconisé pour certains systèmes vinyles, serait une erreur.
Comment poser des dalles en caoutchouc collées ?
Notre réalisation permet d’illustrer les principales opérations de mise en œuvre.
Étape 1 : préparer et contrôler le ragréage
Le support doit être suffisamment sec, résistant et propre. Les éventuels défauts sont repris avant le collage. La poussière résiduelle doit être éliminée. L’idéal est de passer l’aspirateur avant de débuter les travaux d’encollage.
Ci-dessus : Crédit photo S.USTUN / Google Pixel 9 PRO / Coquille sur la mention : Il s’agit bien de « figure et non figue ».
Étape 2 : préparer le calepinage
Avec des dalles de 50 × 50 cm, il est utile de tracer des axes de référence et de prévoir les découpes périphériques.
Le calepinage doit tenir compte de la géométrie du local, des seuils, des points singuliers et des éventuelles contraintes dimensionnelles du revêtement.
Étape 3 : appliquer la colle
La colle est répartie à la spatule crantée sur une surface compatible avec le temps ouvert disponible.
Ci-dessus : Crédit photo S.USTUN / Google Pixel 9 PRO / Coquille sur la mention : Il s’agit bien de « figure et non figue ».
Il est préférable de travailler par zones successives plutôt que d’encoller toute la pièce, surtout lorsque la pose comporte de nombreuses découpes. La spatule doit être tenue avec un angle régulier pour obtenir un dépôt homogène.
Étape 4 : respecter le temps de gommage
Dans le cas de notre colle et d’un revêtement en caoutchouc compatible, le fabricant indique une pose dans le frais avec un temps de gommage court.
Il faut tenir compte des conditions réelles du chantier : une pièce chaude, un support très absorbant ou une hygrométrie élevée peuvent modifier le comportement de la colle.
Étape 5 : mettre en place les dalles
Les dalles sont positionnées conformément au calepinage, en évitant les décalages et les joints irréguliers.
Il convient de respecter les éventuelles prescriptions de sens de pose du fabricant. Certains revêtements présentent un sens de fabrication susceptible d’influencer leur aspect final.
Étape 6 : maroufler soigneusement
Le marouflage est une opération essentielle.
Il permet d’améliorer le contact entre les deux surfaces et d’écraser les sillons de colle. Bostik recommande l’emploi d’un rouleau lourd pour la Sadertech V8. Un simple appui manuel ne garantit pas nécessairement un transfert suffisant, particulièrement avec des revêtements épais ou rigides.
Étape 7 : protéger le sol pendant la prise
La surface doit être préservée des sollicitations prématurées, des déplacements de charges et des nettoyages humides incompatibles avec la phase de prise.
La mise en circulation doit respecter les délais du fabricant. Pour des sollicitations importantes ou du mobilier lourd, une précaution supplémentaire peut être nécessaire.
Sols PVC et caoutchouc en locaux à fort passage : quelles exigences ?
La pose d’un revêtement dans un logement, un commerce, une école ou un bâtiment tertiaire ne répond pas toujours aux mêmes contraintes.
Il faut distinguer trois niveaux d’exigences : la résistance à l’usage, la sécurité des personnes et la conformité de la mise en œuvre.
Le classement UPEC
Le classement UPEC permet de caractériser l’aptitude à l’emploi de certains revêtements en fonction des sollicitations des locaux.
Les quatre lettres correspondent aux critères suivants :
| Indice | Signification | Sollicitations |
|---|---|---|
| U | Usure | Passage, abrasion, circulation |
| P | Poinçonnement | Charges, mobilier, sollicitations mécaniques |
| E | Eau | Exposition à l’eau et entretien humide |
| C | Chimie | Agents chimiques et produits d’entretien |
Un local à fort passage exige un revêtement dont les performances correspondent aux contraintes prévues. Cependant, le classement UPEC ne constitue pas une certification de la colle. Il ne remplace pas non plus la vérification de la compatibilité du système de pose.
Tous les revêtements ne disposent d’ailleurs pas nécessairement d’un classement UPEC.
Les ERP : la réaction au feu du revêtement
Dans les établissements recevant du public, le choix d’un revêtement de sol peut être soumis à des exigences réglementaires de réaction au feu.
L’article AM 7 de l’arrêté du 25 juin 1980 prévoit, dans son champ d’application, un classement minimal Dfl-s2 ou une catégorie M4 pour les sols des dégagements non protégés et des locaux. Les dispositions particulières et les éventuelles exigences plus contraignantes doivent également être examinées. La conformité doit être établie à partir des justificatifs du revêtement et, lorsque cela est nécessaire, du système de pose testé.
La présence d’une colle annoncée comme compatible avec les ERP ne suffit pas à rendre n’importe quel revêtement conforme.
Quelles normes pour la pose des sols souples ?
Le NF DTU 53.12 constitue une référence majeure pour plusieurs catégories de revêtements souples.
Il comprend notamment des parties relatives à la préparation des supports, aux revêtements PVC collés et aux critères de choix des matériaux. Il est toutefois indispensable de distinguer son champ d’application des prescriptions spécifiques aux revêtements en caoutchouc. La partie NF DTU 53.12 P1-1-3 concerne explicitement les revêtements PVC collés : elle ne doit donc pas être présentée comme un texte régissant automatiquement la pose de toutes les dalles en caoutchouc.
Pour ces dernières, les notices du fabricant, les éventuels documents techniques applicables et les règles professionnelles pertinentes doivent être consultés.
Pourquoi un revêtement de sol collé peut-il se décoller ?
Un défaut d’adhérence n’est pas nécessairement imputable à la colle elle-même.
Plusieurs causes peuvent intervenir, parfois simultanément.
Une humidité excessive
L’humidité résiduelle du support ou les remontées d’humidité peuvent perturber le collage et provoquer des désordres.
Un support pulvérulent
Une colle ne peut assurer durablement l’adhérence d’un revêtement lorsque la couche superficielle du support se désagrège.
Dans ce cas, la rupture peut se produire dans le support ou dans le ragréage plutôt qu’à l’interface de collage.
Une mauvaise denture de spatule
Une quantité insuffisante de colle peut entraîner un défaut de transfert. À l’inverse, une surconsommation peut perturber la prise, notamment lorsque l’eau contenue dans une colle en dispersion ne peut pas s’évacuer correctement.
Un temps de gommage inadapté
Poser trop tôt ou trop tard, selon le système, peut compromettre l’adhérence. Il est donc essentiel de suivre la procédure propre à la colle et au revêtement.
Un marouflage insuffisant
Des sillons de colle qui ne sont pas correctement écrasés peuvent laisser des zones de contact insuffisant.
Le risque est particulièrement important lorsque l’envers du revêtement présente un relief ou une rigidité notable.
Des contraintes mécaniques prématurées
La circulation intensive, le déplacement de charges lourdes ou l’utilisation de mobilier roulant avant la prise suffisante de la colle peuvent solliciter les interfaces de collage.
Dans un local professionnel, les conditions de remise en service doivent être anticipées dès la préparation du chantier.
FAQ : les questions fréquentes sur les colles pour sols souples
Peut-on utiliser une colle PVC pour du caoutchouc ?
Pas systématiquement. Certaines colles sont compatibles avec les deux familles, mais il faut vérifier la destination du produit, la nature du caoutchouc, son épaisseur et les prescriptions de mise en œuvre.
Quelle colle utiliser pour des dalles LVT ?
Les LVT à coller nécessitent une colle adaptée à leur composition et à leurs contraintes dimensionnelles. Certaines colles acryliques et certains adhésifs sensibles à la pression sont prévus pour cet usage. Les LVT clipsables ou autoadhésives relèvent d’autres systèmes.
Peut-on coller un sol PVC directement sur du carrelage ?
C’est possible avec certains systèmes, à condition de préparer correctement le support. Les joints, les désaffleurements, l’adhérence du carrelage et la compatibilité des produits doivent être vérifiés. Un enduit de préparation peut être nécessaire.
Combien de temps faut-il attendre avant de marcher sur un sol collé ?
Cela dépend de la colle, du revêtement et des conditions de pose. La Sadertech V8 annonce une ouverture au trafic d’environ 12 heures dans ses conditions de référence, mais cette valeur ne doit pas être généralisée.
Faut-il toujours utiliser un rouleau de marouflage ?
Le marouflage est généralement indispensable pour les revêtements collés concernés. L’outil, son poids et la procédure doivent être adaptés aux prescriptions du fabricant.
Une colle A+ est-elle adaptée aux ERP ?
Le classement A+ concerne les émissions de polluants volatils dans l’air intérieur. Il ne constitue pas, à lui seul, une preuve de conformité aux exigences de sécurité incendie d’un ERP.
Conclusion : le bon collage commence avant l’ouverture du pot
Notre chantier de pose de dalles en caoutchouc illustre une règle fondamentale : la réussite d’un revêtement de sol collé dépend d’une chaîne de décisions techniques.
Le choix de la colle, la préparation du support, le contrôle de l’humidité, la denture de la spatule, le temps de gommage et le marouflage participent tous à la durabilité du résultat. Dans notre cas, nous avons pris soin de présenter un échantillon de dalle à un distributeur professionnel avant de retenir une colle acrylique Sadertech V8. Cette démarche ne remplace pas les vérifications documentaires, mais elle rappelle une bonne pratique : ne jamais considérer les colles pour sols souples comme des produits universels.
Qu’il s’agisse d’un sol PVC, d’un vinyle LVT ou d’un revêtement en caoutchouc, le bon produit est celui dont la compatibilité avec le revêtement, le support et les conditions d’exploitation est démontrée.
Sources techniques :
Merci pour vos lectures et bon chantier.
Serge USTUN.









