Coup de soleil ? Et non, c’est un coup de sabre qui vient à nouveau « plomber » les installations photovoltaïques en autoconsommation ! 2026 marque un pas en arrière pour les bricoleurs passionnés et autoconstructeurs qui voyaient jusque là la réglementation aller progressivement dans leur sens.
Machine arrière toute, revirement de paradigme, et frein aux kits photovoltaïques plug & play : C’est notre dossier du jour.
Kits plug and play : Qu’est-ce qui à changé en 2026 ?
Première cible et première victime en 2026 : Les kits plug & play !
Plusieurs points ont évolué ou se sont clarifiés pour les kits photovoltaïques « plug and play » (balcon, terrasse, jardin) en 2026. Pas nécessairement dans le sens voulu par les autoconstructeurs.
La principale nouveauté : la norme NF C 15-100
La révision de la norme NF C 15-100 a créé beaucoup de confusion.
En pratique, les kits plug-and-play ne sont pas interdits en 2026, mais les règles concernant l’injection d’électricité par une simple prise domestique sont davantage encadrées. Plusieurs acteurs du secteur indiquent qu’une limite d’environ 900 W par circuit de prise s’applique désormais ; au-delà, une ligne dédiée vers le tableau électrique est généralement requise.
Pour faire simple : 2 panneaux et c’est la sanction, passage consuel obligatoire !
Le point délicat est que certains interprètent la nouvelle norme comme incompatible avec les installations fixes branchées sur une prise classique, tandis que d’autres considèrent que les kits « mobiles » de balcon restent autorisés. Il existe encore une zone grise réglementaire sur ce sujet.
Même Engie s’y perd ! Consulter leur article.
Déclaration Enedis : devenue beaucoup plus importante
Pour les kits injectant de l’électricité dans votre installation domestique, la bonne pratique est désormais de déclarer l’installation auprès d’Enedis via une convention d’autoconsommation (CACSI/CAC selon les cas).
La démarche est gratuite et relativement simple, mais elle est de plus en plus mise en avant comme une obligation administrative, même pour de petites puissances. C’est notamment le cas pour les kits à poser soi même.
Aucune revente du surplus : Ça ne change pas en 2026
C’est un point qui n’a pas changé mais qui est souvent mal compris :
- un kit plug-and-play sert à réduire votre consommation instantanée ;
- il ne permet généralement pas d’obtenir un contrat d’achat réglementé du surplus ;
- il n’ouvre pas droit aux tarifs de rachat EDF OA comme une installation photovoltaïque classique.
Toujours pas d’aides publiques : Ça ne change pas non plus !
En 2026, les kits plug-and-play restent exclus :
- de la prime à l’autoconsommation ;
- des mécanismes de rachat réglementé ;
- des aides réservées aux installations posées par un professionnel RGE.
Ce qui change concrètement pour un particulier en 2026 (pour le plug and play)
| Sujet | Situation 2026 |
|---|---|
| Kit plug-and-play autorisé | Oui, mais encadrement renforcé |
| Branchement sur prise | Toujours possible dans certains cas, mais sous contraintes NF C 15-100 |
| Déclaration Enedis | Fortement recommandée / généralement requise |
| Revente du surplus | Non |
| Prime à l’autoconsommation | Non |
| TVA réduite à 5,5 % | Non applicable aux kits auto-installés |
| Copropriété | Vérifier le règlement et les autorisations nécessaires |
Si vous envisagez un kit précis (par exemple 800 W, 1600 W ), nous vous conseillons de questionner le vendeur sur les formalités qui s’appliqueraient à votre cas en 2026 et s’il risque d’être concerné par les nouvelles contraintes de la NF C 15-100.
Vous n’y comprenez rien ? Rassurez vous, nous non plus !
Et oui, en France on cultive les ambiguïtés et l’art de tout rendre parfaitement incompréhensible.
Si Engie reste dans le flou artistique (comme la plupart des sites institutionnels par ailleurs), le site Que Choisir en revanche creuse le dossier. Ce dernier relève la phrase :
« Un générateur d’énergie électrique ne doit pas être connecté à un circuit terminal par le moyen d’un socle de prise ou d’une fiche. »
Source : Que choisir.
Voilà que les choses deviennent soudainement plus claires. Les kits photovoltaïques plug and play sont dans le collimateur du législateur puisque factuellement : Ce sont précisément des générateurs branchés sur une simple prise.
La boucle est bouclée, vous l’aurez compris : Fini l’installation simplifiée de deux panneaux solaires dans le jardin qu’on raccorde simplement sur une prise de la terrasse.
Mais … (Oui, je vous avais prévenu, c’est flou)
Ce dispositif ne concernerait pas les kits photovoltaïques mobiles.. Donc les plugs and play. Mais attention, seulement ceux inférieurs à une production de 900 watts crête, autrement dit l’équivalent de deux panneaux de 400 watts (le standard passant plutôt sur du 500 wc par panneau).
Mais … (Oui, c’est la France)
Ce dispositif devrait être révisé en début d’année 2026 et adapté. Vous voyez venir la douille ?
En bref : Quelles solutions pour autoconsommer simplement ?
- Ligne dédiée.
- Passage du consuel.
Évidemment, il n’est pas question d’interdire l’autoconsommation ou la vente de panneaux et kits solaires plugs and play. Mais ces derniers ne sont dorénavant plus « si » plug and play que ça. Il va falloir prévoir une ligne dédiée, donc un emplacement libre au tableau pour installer un disjoncteur de protection dédié (ou un boîtier AC séparé du TGBT). Et si cela ne suffisait pas, il va falloir faire intervenir le consuel pour garantir l’installation et cela concernera donc votre tableau électrique principal également. Certes ce n’est pas un mal du point de vue éthique : La sécurité avant tout. Cependant il est évident que ce rappel va engendrer des coûts certains en cas de vétusté du tableau existant, et par conséquent : Un frein tout aussi évident à la volonté d’autoconsommer.
Affaire à suivre.
Nous ferons évoluer cet article au fur et à mesure des nouvelles informations que nous pourrons vérifier et consolider.

