Feux tricolores de chantier : Fonctionnement d’un alternat temporaire
Lorsqu’un chantier empiète sur une chaussée au point d’empêcher deux véhicules de se croiser, il faut organiser la circulation. La location d’une paire de feux tricolores de chantier constitue alors une solution courante. Mais installer deux feux rouges de part et d’autre des travaux ne suffit pas : l’alternat est une véritable mesure d’exploitation de la route, avec une signalisation, un réglage et des contraintes réglementaires précises.
Sur les chantiers de bâtiment, la question apparaît régulièrement : ravalement nécessitant une nacelle, réfection d’une toiture avec occupation partielle de chaussée, livraison par grue, branchement d’un réseau, terrassement, travaux d’assainissement, création d’un accès ou simplement intervention nécessitant de neutraliser temporairement une voie.
Lorsque la largeur résiduelle ne permet plus le croisement des véhicules dans de bonnes conditions, une circulation alternée peut devenir nécessaire. Et c’est là qu’apparaissent ces équipements jaunes bien connus des entreprises de travaux publics : les feux tricolores temporaires de chantier.
Qu’est-ce qu’un feu tricolore de chantier KR11 ?
Dans la réglementation française, le dispositif est désigné sous le nom de signal tricolore d’alternat temporaire KR11.
L’arrêté du 24 novembre 1967 relatif à la signalisation des routes et autoroutes classe expressément les KR11 parmi les dispositifs de signalisation temporaire. Le même texte prévoit également le panneau AK17, destiné à annoncer aux conducteurs la présence de feux tricolores réglant une circulation alternée. (Légifrance)
Le principe est assez simple.
Deux feux sont généralement installés de part et d’autre de la zone dans laquelle une seule voie reste utilisable. Ils fonctionnent de manière coordonnée :
sens A au vert → évacuation de la zone → rouge dans les deux sens → sens B au vert → nouvelle évacuation, puis le cycle recommence.
Cette phase durant laquelle les deux côtés sont au rouge est essentielle. Un véhicule engagé au dernier instant doit disposer du temps nécessaire pour sortir complètement de la zone neutralisée avant que les véhicules arrivant en sens inverse soient autorisés à entrer.
C’est pourquoi régler un feu de chantier ne consiste surtout pas à choisir arbitrairement « 30 secondes de rouge et 30 secondes de vert ».
Photo : Exemple de location de feux tricolores pour un chantier en centre ville afin de poser une grue pendant la période des travaux.
Dans quel cas faut-il créer un alternat ?
Le Cerema rappelle le principe fondamental : sur une route à double sens, lorsqu’en raison des travaux la largeur laissée à la circulation ne permet plus le croisement des véhicules, il faut mettre en place une circulation alternée. (Cerema)
Plusieurs techniques existent. On peut notamment utiliser les panneaux B15 et C18 dans certaines configurations simples, des signaux manuels K10 tenus par des opérateurs ou des feux tricolores temporaires KR11.
Le choix ne dépend donc pas seulement des habitudes de l’entreprise. Il dépend notamment :
- de la longueur de chaussée neutralisée ;
- du trafic dans les deux sens ;
- de la visibilité ;
- de la configuration des lieux ;
- de la durée du chantier ;
- des intersections éventuellement présentes dans la zone ;
- de la possibilité ou non de surveiller l’alternat en permanence ;
- et des prescriptions imposées par le gestionnaire de la voie.
Le guide technique du Cerema consacré aux alternats présente précisément ces différents modes et leurs conditions d’emploi.
Feux KR11 : jusqu’à quelle longueur de chantier ?
C’est probablement l’une des informations les plus utiles pour un chef de chantier.
Les documents techniques de référence donnent comme ordre de grandeur pour l’alternat par KR11 une longueur maximale de 500 mètres, pour un trafic pouvant atteindre environ 800 véhicules par heure, deux sens cumulés. Ces valeurs ne constituent cependant pas une autorisation universelle : la configuration de la route et les prescriptions du gestionnaire restent déterminantes.
À titre de comparaison, le même référentiel donne :
| Système d’alternat | Longueur indicative maximale | Trafic de pointe indicatif |
|---|---|---|
| B15 / C18 | 50 m | 100 véh/h |
| Signaux K10 | 1 200 m | 1 000 véh/h |
| Feux KR11 | 500 m | 800 véh/h |
Ces chiffres montrent quelque chose d’intéressant : le feu tricolore n’est pas systématiquement la solution permettant de gérer l’alternat le plus long ou le trafic le plus important. Dans certaines situations, deux agents équipés de K10 permettent une adaptation directe au trafic que ne permet pas un cycle fixe de feux.
C’est notamment important aux heures de pointe.
Louer les feux ne donne pas le droit de réglementer soi-même la circulation
Voilà probablement le point qui mérite le plus d’être martelé auprès des professionnels du bâtiment. Le fait qu’un loueur accepte de vous louer deux feux KR11 ne constitue évidemment pas une autorisation de les installer sur la voie publique.
Ci-dessus : Feu tricolore temporaire de chantier équipé d’un décompteur. Ces dispositifs KR11 permettent d’organiser une circulation alternée lorsqu’une partie de la chaussée est neutralisée par les travaux. © Serge Ustun / Monbatiment.fr
La réglementation temporaire de la circulation relève de l’autorité compétente sur la voie concernée.
Selon les travaux et la nature de l’occupation, des démarches auprès de la mairie, du département ou du gestionnaire de voirie peuvent être nécessaires : autorisation d’occupation, permission de voirie lorsque celle-ci est requise, et/ou arrêté réglementant temporairement la circulation.
Les prescriptions applicables au chantier sont alors celles définies par l’autorité compétente.
C’est une distinction fondamentale :
le loueur fournit un matériel : il ne transfère pas à l’entreprise le pouvoir de réglementer la circulation routière. Sur un chantier préparé correctement, la question de la circulation est donc étudiée avant d’aller chercher les feux chez le loueur.
Nota : Si vous avez des salariés, vous êtes dans l’obligation de les informer, et de les former en cas de présence physique sur la voie de circulation. C’est l’article R4141-1 (et suivants) du code du travail.
Un feu KR11 ne remplace pas la signalisation temporaire du chantier
Autre erreur classique : poser un feu à chaque extrémité des travaux et considérer le chantier comme signalé.
Ce n’est pas le cas.
L’article 127 de la huitième partie de l’Instruction interministérielle sur la signalisation routière prévoit que les signaux tricolores d’alternat temporaire sont précédés d’une signalisation de danger de type AK17. Le KR11 est implanté en amont de la zone de conflit et doit être correctement visible des usagers concernés.
Suivant la configuration du chantier, d’autres dispositifs temporaires peuvent compléter l’installation : panneau AK5 « travaux », signalisation de rétrécissement, limitation temporaire de vitesse lorsqu’elle est prescrite, cônes K5a, balises, barrières, signalisation de position ou dispositifs de guidage.
L’arrêté du 24 novembre 1967 définit d’ailleurs l’ensemble de ces familles de matériels temporaires : AK5, AK17, K2, K5, K8, KR11, etc. (Légifrance)
Le feu gère l’alternat.
Il ne constitue pas à lui seul toute la signalisation du chantier.
Attention à l’implantation physique des feux
Le positionnement des deux appareils est également important.
Un feu doit être installé suffisamment en amont de la zone où les trajectoires deviennent incompatibles pour que les véhicules arrêtés ne pénètrent pas dans la zone neutralisée.
Il faut aussi penser à quelque chose de très concret : les files d’attente.
Installer correctement le feu lui-même ne sert à rien si cinq voitures arrêtées derrière lui viennent ensuite bloquer :
- un carrefour ;
- une sortie de riverain essentielle ;
- un accès de secours ;
- une entrée d’entreprise ;
- une voie adjacente ;
- ou, situation particulièrement dangereuse, un passage à niveau.
La proximité d’un passage à niveau réclame d’ailleurs une analyse spécifique. Les recommandations techniques attirent explicitement l’attention sur le risque qu’une file créée par un KR11 vienne immobiliser des véhicules dans la zone du passage à niveau. (Pays de la Loire)
Comment régler le temps des feux ?
C’est ici que le sujet devient réellement technique. Imaginons un alternat de 100 mètres :
Lorsqu’un feu passe au rouge, le dernier véhicule qui vient de franchir ce feu ne disparaît évidemment pas instantanément. Il doit parcourir les 100 mètres de chantier avant que la circulation opposée puisse être libérée.
Il faut donc prévoir un temps d’évacuation.
Certains arrêtés de circulation donnent très précisément la méthode à appliquer. On rencontre par exemple la prescription suivante : rouge intégral correspondant au temps de parcours de l’alternat à 30 km/h augmenté de quatre secondes.
Prenons 100 m.
À 30 km/h :
30 km/h = 8,33 m/s.
Le temps théorique pour parcourir 100 mètres est donc :
100 / 8,33 ≈ 12 secondes.
Avec quatre secondes supplémentaires :
environ 16 secondes de dégagement.
Cela permet de comprendre pourquoi la longueur réelle du chantier doit être correctement renseignée lors du paramétrage des feux.
Mais attention : Cet exemple explique le principe de calcul ; il ne remplace pas le réglage prévu par le matériel, les tableaux de référence ou les prescriptions de l’arrêté applicable au chantier.
Trop de rouge peut également devenir un problème
On pourrait être tenté de se dire : « Dans le doute, je mets énormément de rouge intégral. »
Ce n’est pas nécessairement une bonne solution.
Un cycle excessivement long augmente inutilement l’attente, provoque l’allongement des files et peut inciter certains conducteurs à franchir le rouge en pensant que le dispositif est défaillant.
Les guides techniques cherchent donc un équilibre entre :
sécurité d’évacuation + capacité de l’alternat + temps d’attente acceptable.
Dans les recommandations techniques relatives aux alternats urbains, le temps maximal de rouge indiqué est de 2 minutes 30 secondes. (D2Z Signalisation)
Cela illustre une règle générale en signalisation temporaire : sur-sécuriser théoriquement un paramètre peut parfois créer ailleurs un nouveau problème d’exploitation.
Et le petit compteur sous le feu ?
La photographie qui accompagne cet article montre un équipement particulièrement intéressant : sous les trois optiques se trouve un décompteur indiquant le temps restant avant le changement de phase.
Pour l’usager, c’est loin d’être un gadget.
Un conducteur arrêté devant un feu temporaire pendant une minute sans apercevoir le chantier ni le feu opposé peut finir par se demander si l’appareil fonctionne réellement.
Afficher :
32 secondes restantes
lui indique immédiatement que le système est actif.
Certains matériels professionnels proposent effectivement ce type de décompteur ainsi que plusieurs programmes de fonctionnement. Des modèles disponibles actuellement disposent d’optiques LED, d’une programmation par télécommande et d’une alimentation sur batterie 12 V.
Le décompteur visible sur notre photographie ne change donc pas la fonction réglementaire du KR11, mais il améliore considérablement la compréhension du dispositif par l’usager.
Comment les deux feux communiquent-ils ?
Les appareils modernes fonctionnent généralement par paire et disposent d’un système de synchronisation ou de communication prévu par leur fabricant.
Le principe de sécurité est évident : les deux unités doivent connaître précisément l’état du cycle.
Le scénario à éviter absolument serait :
VERT ← chantier → VERT.
Autrement dit, autoriser simultanément deux flux antagonistes à entrer dans une voie qui ne permet pas leur croisement.
Lors de la prise en charge d’une paire de feux en location, l’entreprise doit donc savoir :
- comment les deux appareils sont appairés ;
- comment programmer la longueur ou le cycle ;
- comment vérifier leur synchronisation ;
- comment contrôler l’état des batteries ;
- comment identifier un défaut ;
- quelle procédure appliquer en cas de panne.
La notice du matériel loué doit rester la référence pour son paramétrage.
Quelle autonomie pour un feu de chantier ?
C’est l’un des grands avantages des équipements modernes à LED.
Les consommations sont relativement faibles et les matériels fonctionnent généralement sur batteries. À titre d’exemple, un modèle professionnel proposé à la location affiche une alimentation sur batterie et une autonomie maximale annoncée de plusieurs semaines. (Kiloutou)
Mais attention au terme autonomie maximale. Dans la réalité du chantier, celle-ci dépend du matériel, de la batterie installée, de son état, des conditions climatiques, du programme utilisé et de la fréquence des phases lumineuses.
Pour un chantier fonctionnant jour et nuit, la surveillance de l’alimentation fait donc partie de l’exploitation. Une batterie vide à 3 heures du matin n’est pas simplement une panne de matériel : elle peut supprimer le dispositif qui organise la circulation autour d’un obstacle toujours présent.
Avant de quitter le chantier le soir
C’est justement l’une des raisons pour lesquelles les KR11 sont intéressants.
Contrairement à un alternat géré par deux opérateurs K10, ils peuvent continuer à fonctionner lorsque l’entreprise quitte le chantier, si l’autorisation, la configuration et le dispositif retenu le prévoient. Mais cela implique une vérification avant départ : état des batteries, stabilité des appareils, visibilité des optiques, synchronisation, programmation, maintien de la signalisation d’approche et absence de déplacement des cônes ou panneaux.
Il faut également se demander si l’alternat doit réellement rester en place.
Certains arrêtés imposent ou prévoient le rétablissement normal de la circulation lorsque la configuration du chantier le permet, notamment lors des longues interruptions. On rencontre par exemple des prescriptions demandant le rétablissement de la circulation normale durant les week-ends, jours fériés ou veilles longues de chantier lorsqu’aucun impératif de sécurité ne justifie le maintien du dispositif.
Un feu de chantier ne doit donc pas rester une semaine sur une route simplement parce qu’il était plus pratique de ne pas le déplacer.
Combien pèse un feu tricolore de chantier ?
Autre détail que découvre parfois l’artisan en arrivant chez son loueur : ce n’est pas un panneau posé sur trois pieds. Ces appareils doivent résister au vent, rester stables à proximité de la circulation et embarquent notamment leur batterie et leur système de commande.
Un matériel actuellement proposé à la location affiche par exemple environ 1,50 m de hauteur en fonctionnement, près d’un mètre de longueur au sol et environ 85 kg. Il est prévu pour être transporté dans un véhicule utilitaire. Il faut donc anticiper le chargement, le déchargement et surtout la manutention.
Et une fois installé, le feu ne doit évidemment pas empiéter inutilement sur la trajectoire des véhicules, des cyclistes ou des piétons.
Le cas particulier des piétons et des cyclistes
C’est un aspect parfois oublié lorsqu’on raisonne uniquement « circulation automobile ».
Un chantier urbain peut neutraliser simultanément une partie de la chaussée et un trottoir. Créer un alternat automobile parfaitement fonctionnel tout en obligeant les piétons à descendre dans la chaussée serait évidemment incohérent. Avant l’installation, il faut donc analyser tous les flux : Automobiles, poids lourds, vélos, piétons, personnes à mobilité réduite, accès aux propriétés et éventuellement transports collectifs.
La signalisation temporaire doit être pensée comme un système complet de circulation autour du chantier, pas comme une collection de panneaux.
Feux ou agents avec K10 ?
Les deux solutions répondent à des situations différentes.
Le KR11 présente un énorme avantage : il fonctionne automatiquement et peut maintenir l’alternat en dehors des horaires de présence des ouvriers.
Les agents équipés de K10 disposent en revanche d’une faculté qu’aucun programme fixe ne possède : ils voient le trafic.
Ils peuvent prolonger ponctuellement un sens lorsque dix véhicules arrivent d’un côté et aucun de l’autre, laisser passer un engin de chantier ou adapter immédiatement l’alternat à une situation inhabituelle.
Les données techniques du guide utilisé par le Département de la Drôme donnent d’ailleurs des domaines d’emploi différents pour les KR11, les K10 et les panneaux B15/C18. Il n’existe donc pas un système « meilleur » dans l’absolu.
Il existe un système adapté à la configuration du chantier.
Les erreurs à éviter avec des feux de chantier
Sur le terrain, quelques erreurs peuvent transformer un dispositif destiné à sécuriser le chantier en source de danger :
- louer les feux avant d’avoir déterminé les prescriptions de circulation ;
- poser uniquement deux feux sans la signalisation temporaire correspondante ;
- régler arbitrairement les cycles ;
- sous-estimer la longueur réellement parcourue par les véhicules ;
- oublier une intersection à l’intérieur de l’alternat ;
- laisser les files d’attente remonter jusqu’à un carrefour ;
- négliger les piétons ou les cyclistes ;
- ne pas contrôler les batteries ;
- modifier le paramétrage sans connaître le fonctionnement du matériel ;
- laisser le dispositif en place lorsque la chaussée peut être rendue normalement à la circulation.
Et il existe une onzième erreur, plus fondamentale : Croire que la signalisation temporaire est accessoire au chantier.
Elle fait partie du chantier.
Qui est responsable de la signalisation ?
Pour l’entreprise, la signalisation ne doit jamais être considérée comme un simple accessoire fourni avec la location.
Les prescriptions résultent de la réglementation générale, mais aussi de la configuration particulière de l’intervention et de l’arrêté ou des autorisations délivrés par l’autorité compétente.
Le responsable du chantier doit donc s’assurer que la signalisation effectivement installée correspond au dispositif prévu et qu’elle reste en état pendant toute la période nécessaire.
Une signalisation correcte à 8 heures peut ne plus l’être à 15 heures si un panneau a été déplacé, si un feu a pivoté, si une batterie est déchargée ou si une file de véhicules créée par le chantier atteint désormais une intersection.
La signalisation temporaire doit être surveillée, pas simplement installée.
Avant de louer : la check-list du professionnel
Avant de réserver une paire de feux KR11, il est utile de pouvoir répondre à quelques questions simples : quelle est la longueur exacte de l’alternat ? Quel est le trafic de pointe ? Existe-t-il un carrefour dans la zone ? Quelle est la vitesse pratiquée et celle éventuellement prescrite pendant les travaux ? La visibilité est-elle suffisante dans les deux sens ? Le chantier reste-t-il en place la nuit ? Comment sont maintenus les cheminements piétons et cyclables ? Quelle signalisation avancée est prévue ? Quel est le dispositif de secours en cas de panne ? Et, surtout, que prévoit exactement l’arrêté de circulation applicable au chantier ?
Si certaines réponses manquent, le problème n’est probablement pas encore la location du feu.
C’est la préparation du chantier.
Louer un feu tricolore de chantier : finalement, on loue bien plus qu’un feu
Un KR11 paraît être un équipement très simple : trois optiques, une batterie, un programmateur et quelques dizaines de kilos de métal.
En réalité, il constitue l’un des éléments d’un véritable système temporaire d’exploitation de la route.
La paire de feux doit être correctement positionnée, annoncée, programmée et surveillée. Son cycle doit correspondre à la longueur de l’alternat et au trafic. Son implantation doit prendre en compte les autres usagers et les intersections. Et l’ensemble doit respecter les prescriptions prises par l’autorité compétente.
C’est précisément ce qui distingue deux feux posés au bord d’une route d’une signalisation temporaire de chantier correctement conçue. Et pour un professionnel du bâtiment ou des travaux publics, cette différence n’est pas administrative. C’est une question de sécurité.
Sources principales
Sources institutionnelles :
- arrêté du 24 novembre 1967 relatif à la signalisation routière sur Légifrance, qui identifie notamment les KR11 et AK17
- guide technique du Cerema « Signalisation temporaire : les alternats », spécifiquement consacré aux différents systèmes d’alternat.
- manuel 2026 du Département de la Drôme apporte également des données de terrain très intéressantes sur le couple longueur d’alternat / trafic. (La Drôme)
Merci pour vos lectures et bon chantier.
Serge USTUN.





