Isotex HDIII 38, ce bloc coffrant qui promet un confort d’été incomparable semble pertinent pour la construction neuve ! En pleine canicule, ce sujet vient à point nommé !
Le produit affiche de belles caractéristiques, la marque appuie et communique fortement sur le déphasage thermique, sujet principal de la RE2020 pour le confort d’été : Voyons cela !
Isotex : le bloc coffrant isolant qui simplifie la construction
En construction, certains systèmes parviennent à réunir en un seul produit plusieurs fonctions essentielles. C’est précisément l’idée développée par Isotex, entreprise italienne devenue en quelques décennies une référence européenne des blocs coffrants isolants en bois-ciment.
Attention, nous évoquons ici le bloc coffrant et non les murs préfabriqués en béton de bois dont nous avons récemment rédigé les contours. Tout aussi prometteur par ailleurs !
Il n’est donc pas ici question d’obtenir des murs complets fabriqués hors site, mais bel et bien de réaliser ses appareillages tel que nous le ferions avec des blocs béton à bancher.
ISOTEX : Le bloc coffrant isolant avec du bois ciment
Le Isotex HDIII 38 est l’un des blocs coffrants isolants les plus utilisés de la gamme Isotex pour les murs porteurs extérieurs. Il associe en une seule solution la structure porteuse en béton armé, l’isolation thermique et le support de finition.
Il existe principalement en deux versions : HDIII 38/14 (15 cm de béton + 14 cm d’isolant) et HDIII 38/17 (12 cm de béton + 17 cm d’isolant), selon les exigences structurelles et les réglementations des différents pays.
La marque communiquer actuellement très fort sur les réseaux et pour cause : La canicule s’installe durablement en France, et le déphasage devient un vrai sujet !
Les principales caractéristiques du HDIII38
- Épaisseur totale : 38 cm.
- Structure : blocs en bois-ciment minéralisé assemblés à sec puis remplis de béton armé.
- Isolant intégré : Neopor® graphite BASF (ou liège en option sur certains marchés).
- Dimensions d’un bloc : 50 × 25 × 38 cm.
- Montage rapide grâce à l’emboîtement sans mortier.
C’est un bloc coffrant, il faudra donc le couler en béton à la toupie, une fois les appareillages effectués et les élévations correctement édifiées.
Performances thermiques du bloc ISOTEX
Le HDIII 38/14 affiche un coefficient de transmission thermique U d’environ 0,21 W/m².K (selon la méthode de calcul), ce qui permet de répondre aux exigences des constructions basse consommation et RE2020 selon la composition globale de la paroi.
Sa forte inertie, apportée par le noyau béton, améliore également le confort d’été. Le déphasage thermique peut dépasser 14 heures, limitant fortement les surchauffes estivales. Pour rappel, actuellement en France, les meilleurs isolants pour le déphasage sont les fibres de bois denses avec environ 12 heures.
Lire notre article sur le déphasage thermique en isolation.
Isolation acoustique
Grâce à la combinaison bois-ciment, béton et isolant, le mur atteint une isolation acoustique d’environ 54 dB, ce qui le rend particulièrement adapté aux logements, bureaux ou établissements recevant du public.
Sécurité et durabilité
Le bois utilisé est minéralisé, ce qui le rend :
- insensible aux insectes et aux moisissures ;
- résistant à l’humidité ;
- très performant au feu, avec une résistance REI 120 (2 heures) ;
- compatible avec les constructions en zones sismiques grâce au voile continu en béton armé.
Pourquoi choisir un HDIII 38 ?
Le HDIII 38 de ISOTEX représente souvent le meilleur compromis entre performances thermiques, solidité et rapidité de mise en œuvre. En un seul produit, il remplace plusieurs étapes traditionnelles (maçonnerie, isolation extérieure ou intérieure, coffrage), ce qui réduit les délais de chantier et limite les risques de ponts thermiques.
Pour les projets recherchant des performances encore plus élevées, Isotex propose également le HDIII 44, dont le coefficient U descend jusqu’à 0,17 W/m².K, avec un déphasage thermique supérieur à 16 heures.
Un peu d’historique sur la marque ISOTEX
L’histoire d’Isotex remonte à une technologie née en Allemagne en 1946. Le procédé est ensuite introduit en Italie en 1985 par les frères Loris et Eros Chinello, qui fondent l’usine de Poviglio, en Émilie-Romagne. Depuis, l’entreprise n’a cessé d’innover et s’impose aujourd’hui comme le leader européen du secteur, avec plus de 400 000 bâtiments réalisés dans de nombreux pays et un réseau commercial présent bien au-delà des frontières italiennes.
Le principe du système Isotex est simple : les blocs, fabriqués à partir de copeaux de bois minéralisés liés au ciment, servent de coffrage perdu. Une fois assemblés à sec, ils sont ferraillés puis remplis de béton. L’isolant thermique est déjà intégré au bloc, ce qui permet de réaliser simultanément la structure porteuse, l’isolation et le support des finitions.
Cette approche offre plusieurs avantages appréciés des professionnels : une mise en œuvre rapide, une réduction des ponts thermiques, d’excellentes performances acoustiques ainsi qu’une résistance élevée au feu et aux sollicitations sismiques. Le système répond également aux exigences actuelles de construction durable grâce à l’utilisation de matériaux recyclés sur certaines gammes et à des certifications environnementales reconnues.
Toujours tournée vers l’innovation, Isotex a récemment enrichi son offre avec le système AIR, un bloc intégrant directement une façade ventilée. Cette évolution illustre la philosophie de l’entreprise : proposer des solutions qui simplifient le chantier tout en améliorant les performances énergétiques et le confort des bâtiments.
Aujourd’hui, Isotex est bien plus qu’un fabricant de blocs coffrants. C’est un acteur majeur de la construction durable, qui mise sur une industrialisation maîtrisée et une amélioration continue de ses produits pour répondre aux défis énergétiques et environnementaux de demain.
Affaire à suivre…

